Le président Félix-Antoine Tshisekedi a présidé, jeudi 25 juin, une réunion de la Task Force nationale chargée de la lutte contre la résurgence de la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo.
À l’issue de cette séance de travail, plusieurs mesures ont été arrêtées pour renforcer la riposte sanitaire.
Le gouvernement prévoit notamment un renforcement du dispositif sécuritaire et sanitaire autour des foyers épidémiques, avec un déploiement accru de la Police nationale congolaise et des agents de santé afin de réguler les déplacements et d’intensifier les contrôles, notamment la prise de température, les mesures d’hygiène et le lavage des mains.
Les autorités ont également instauré une période d’observation sanitaire obligatoire de 21 jours pour les personnes identifiées comme contacts des cas confirmés. Les résidents des zones affectées feront, en outre, l’objet de restrictions de voyage à l’étranger.
Sur le plan humanitaire, le ministère des Affaires sociales a reçu instruction de coordonner l’assistance dans les sites de déplacés, tandis que les travaux de construction des centres de traitement de proximité devront être accélérés.
Au cours de la réunion, le ministre de la Santé publique, le Dr Samuel Roger Kamba, a indiqué que plus de 1 100 cas avaient été recensés, dont 277 décès, soit un taux de létalité de 26 %. De son côté, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a assuré qu’aucun cas n’avait été enregistré dans la capitale.
Schilo Citeng
