Dix ans après la disparition de Papa Wemba, survenue le 24 avril 2016 lors du FEMUA à Abidjan, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est rendu, dimanche 25 avril 2026, au village Molokaï, situé dans le quartier Matonge, commune de Kalamu, à Kinshasa, pour y déposer une gerbe de fleurs en mémoire de l’artiste.
Ce site, haut lieu de la vie culturelle kinoise et bastion historique du groupe Viva La Musica, fondé par Papa Wemba, demeure un symbole fort de l’héritage laissé par celui qui fut surnommé le « Roi de la rumba congolaise ». La visite présidentielle s’inscrit dans le cadre des commémorations marquant le dixième anniversaire de sa disparition, célébrées à travers plusieurs initiatives artistiques et culturelles à Kinshasa.
Figure majeure de la scène musicale africaine, Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba, s’est imposé comme l’un des principaux artisans de l’internationalisation de la rumba congolaise. À travers une discographie prolifique et des collaborations multiples, il a contribué à positionner ce genre musical comme l’un des piliers de l’identité culturelle congolaise sur la scène mondiale.

Parallèlement à son œuvre musicale, l’artiste s’est distingué par son rôle central dans la structuration et la promotion de la Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes (SAPE), mouvement socioculturel dont il fut l’un des ambassadeurs les plus influents. À travers ce courant, il a véhiculé une esthétique et un art de vivre devenus emblématiques de certaines jeunesses urbaines africaines.
Reconnu pour son engagement en faveur de la promotion culturelle, Papa Wemba a également porté, tout au long de sa carrière, un discours axé sur la valorisation des identités africaines et la coexistence pacifique. Dix ans après sa disparition, son empreinte demeure profondément ancrée dans le paysage musical et culturel, tant en République démocratique du Congo qu’au-delà du continent africain.
