En République démocratique du Congo, le débat autour d’une éventuelle révision constitutionnelle suscite de vives tensions politiques. Invité de l’émission « Le Grand Invité Afrique » sur RFI, l’opposant Olivier Kamitatu a dénoncé une tentative de remise en cause des fondements institutionnels du pays.
Selon lui, les initiatives évoquant une modification de la Constitution s’apparentent à « un braquage », une expression forte pour qualifier ce qu’il considère comme une volonté du pouvoir en place de contourner les règles établies. L’ancien président de l’Assemblée nationale estime que toute réforme engagée dans le contexte actuel manquerait de légitimité et risquerait d’affaiblir davantage l’État de droit.
Dans cet entretien, il met en garde contre toute modification des dispositions constitutionnelles relatives notamment à l’équilibre des institutions et à la limitation des mandats. Pour Olivier Kamitatu, ces principes constituent des « lignes rouges » qui ne devraient pas être franchies sans un large consensus national.
L’opposant insiste également sur le climat politique et sécuritaire que traverse le pays, estimant qu’il ne se prête pas à une réforme aussi sensible. Il appelle à la prudence et plaide pour le respect strict de la Constitution actuelle, adoptée en 2006 à l’issue d’un référendum populaire.
Ce positionnement intervient alors que la question d’une éventuelle révision constitutionnelle refait surface dans le débat public congolais, alimentant les inquiétudes d’une partie de l’opposition qui redoute un glissement politique à l’approche des prochaines échéances électorales.
