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Le ton est grave, presque sans appel. Dans son dernier rapport déposé à l’Assemblée nationale, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dresse un constat inquiétant : organiser les élections en 2028, dans les conditions actuelles, «relèverait de l’exploit», voire serait «quasiment impossible».

Derrière cette alerte, une mécanique électorale enrayée. Le financement, d’abord, fait défaut : moins de la moitié des ressources attendues ont été mobilisées. Sur le terrain, l’insécurité persistante, particulièrement dans l’est du pays, fragilise l’ensemble du dispositif, entre difficultés logistiques et vulnérabilité des infrastructures.

Comme un symbole de cette fragilité, l’incendie de novembre 2025 à Kinshasa a détruit une partie du matériel électoral, dont des milliers d’équipements essentiels. Un choc technique dont la CENI peine encore à se relever.

Mais au-delà de ces urgences visibles, le rapport pointe des failles plus profondes : absence de cartographie électorale finalisée, installations affectées par des actes de vandalisme, retards structurels dans l’organisation du processus. Autant de blocages qui compromettent la préparation du prochain cycle électoral.

Face à cette impasse, la centrale électorale appelle à un sursaut. Elle plaide pour des financements réguliers, une sécurisation accrue du processus, la modernisation de ses infrastructures et l’aboutissement des réformes légales en cours.

Malgré une résilience revendiquée, l’institution reconnaît que le temps joue contre elle. En filigrane, une question s’impose : la République démocratique du Congo pourra-t-elle tenir son rendez-vous électoral de 2028 ?

Sans réponse rapide des autorités, le doute s’installe et avec lui, le spectre d’un calendrier compromis

Nexus Monde

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