La qualification historique de la République démocratique du Congo pour la Coupe du monde 2026, célébrée avec ferveur à Kinshasa, provoque désormais une crise ouverte entre la Fédération congolaise de football (FECOFA) et plusieurs clubs européens.
À la suite du barrage remporté face à la Jamaïque le 31 mars, plusieurs internationaux congolais ont prolongé leur séjour au pays pour participer aux célébrations du 4 avril. Leur retour en club n’a eu lieu que le 6 avril, déclenchant une vague de mécontentement en Europe.
Plusieurs dossiers sensibles ont émergé, notamment ceux de Chancel Mbemba (LOSC Lille), Charles Pickel (RCD Espanyol), Grady Diangana (Elche) ou encore Nathanaël Mbuku (Montpellier HSC). Mais c’est le cas de Cédric Bakambu qui cristallise désormais les tensions.
Le Real Betis Balompié accuse la FECOFA d’avoir retenu l’attaquant sans son accord. Le président du club, Ángel Haro, dénonce une absence injustifiée et annonce des sanctions disciplinaires. Bakambu, déjà absent lors de plusieurs rencontres clés, dont un quart de finale de Ligue Europa face au Sporting Braga, devrait être suspendu.
Le club andalou conteste également la version d’une autorisation préalable et affirme avoir explicitement refusé la prolongation du séjour du joueur. Des actions juridiques sont désormais à l’étude, aussi bien contre la FECOFA que dans un cadre collectif impliquant d’autres clubs.
Au-delà des cas individuels, l’affaire prend une dimension institutionnelle. Accusée d’avoir outrepassé les règles internationales en retenant des joueurs sans accord formel, la FECOFA se retrouve fragilisée. La FIFA pourrait être amenée à arbitrer ce conflit, qui met en lumière les tensions récurrentes entre sélections nationales et clubs sur la gestion des joueurs.
Schilo Citeng avec Events RDC
