« La véritable Église ne s’oppose pas aux institutions établies », c’est ce qu’a affirmé Evariste Ejiba Yamapia
Investi en qualité de représentant légal de l’Église de Réveil du Congo (ERC), l’archevêque-président Evariste Ejiba Yamapia a réaffirmé la volonté de son Église de collaborer avec les institutions nationales. Une cérémonie officielle marquée par la présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentante du Chef de l’État.
Au cours d’une cérémonie solennelle organisée samedi au Centre culturel, l’archevêque-président Evariste Ejiba Yamapia a été officiellement investi comme représentant légal de l’Église de Réveil du Congo (ERC).
Dans son allocution, le nouveau dirigeant a posé les bases de son mandat en insistant sur la posture institutionnelle de l’Église :
« La véritable Église ne s’oppose pas aux institutions établies », a-t-il déclaré devant une assemblée composée de fidèles, de responsables ecclésiastiques et d’autorités politiques.
Un message fort, dans un contexte national où les relations entre sphère religieuse et pouvoir public sont souvent scrutées. L’archevêque-président a tenu à rassurer quant à l’orientation qu’il entend donner à l’ERC durant son mandat de cinq ans.
« Nous allons œuvrer pour faire de l’ERC un partenaire fiable, capable de dialoguer avec le gouvernement ainsi qu’avec les institutions nationales et internationales », a-t-il affirmé.
Élu le 6 février 2026, Evariste Ejiba exercera un mandat statutaire de cinq ans. Il assumait déjà cette responsabilité à titre transitoire depuis 2023, à la suite de son prédécesseur, l’archevêque Dodo Kamba. Son investiture vient ainsi consolider un leadership déjà en exercice depuis trois ans.
La cérémonie a également été marquée par la présence de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, représentant le Chef de l’État. Sa participation souligne l’importance accordée par les autorités à cette nouvelle étape dans la gouvernance de l’ERC.
Au-delà de la dimension institutionnelle, le nouveau représentant légal a insisté sur la mission sociale et spirituelle de l’Église :
« Nous mettons nos actions au service de la paix, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. »
Un engagement qui inscrit l’ERC dans une dynamique de collaboration avec les pouvoirs publics, tout en réaffirmant son rôle dans la consolidation du tissu social congolais.
Cette investiture ouvre ainsi une nouvelle phase pour l’Église de Réveil du Congo, appelée à renforcer son positionnement comme acteur religieux engagé dans la stabilité et le dialogue au sein de la nation.
Schilo Citeng
