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Le leader de l’opposition Martin Fayulu maintient sa ligne. Malgré l’absence de réaction des autorités de Kinshasa, le président de l’Ecidé continue de plaider pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, qu’il présente comme une étape incontournable pour traiter les causes profondes de la crise en République démocratique du Congo.

S’exprimant le week-end dernier lors d’une conférence-débat à l’Institut supérieur d’informatique Chaminade, devant un public étudiant, l’opposant a réaffirmé sa position. Il insiste sur la nécessité de réunir les Congolais autour d’un cadre de discussions élargi afin d’établir un diagnostic sans concession de la situation nationale et d’identifier les blocages structurels.

Dans son intervention, Martin Fayulu a également dressé un constat préoccupant sur le plan sécuritaire. Il a dénoncé l’occupation persistante d’une partie du territoire national par le Rwanda et les éléments de l’AFC/M23, qu’il qualifie de «supplétifs». Selon lui, cette situation traduit une défaillance des capacités régaliennes de l’État, évoquant une armée affaiblie ainsi que des services de renseignement infiltrés.

L’opposant rejette par ailleurs l’idée d’une simple rébellion interne, estimant que la crise actuelle revêt une dimension à la fois interne et externe. Il appelle, dans ce contexte, à un renforcement de l’unité nationale et à une mobilisation collective pour préserver l’intégrité territoriale. Il insiste sur la nécessité d’une action concertée des citoyens face aux menaces qui pèsent sur le pays.

Pour Martin Fayulu, le dialogue qu’il préconise dépasse le cadre d’un échange politique classique. Il doit permettre, selon lui, d’identifier les facteurs structurels de la crise, parmi lesquels il cite l’illégitimité des institutions, le tribalisme, la faillite de l’État et les déficits de gouvernance.

Par ailleurs, l’ancien candidat à la présidentielle a exprimé, ces derniers jours sur le réseau social X, ses réserves quant à un projet de révision de la Constitution du 18 février 2006. Il met en garde contre une initiative qu’il juge inopportune au regard du contexte actuel, marqué par une insécurité persistante, un affaiblissement de l’autorité de l’État et la présence d’administrations parallèles.

Selon lui, la problématique centrale ne réside pas dans le texte constitutionnel, mais dans son application. Il estime qu’une révision ne produira pas d’effets significatifs sans un changement préalable des pratiques politiques.

Martin Fayulu élargit son analyse en soulignant que les menaces pesant sur le pays ne se limitent pas aux facteurs extérieurs. Il pointe également des risques internes, notamment la quête du pouvoir au détriment de l’intérêt général, qu’il considère comme un facteur aggravant de la crise nationale.

 

Nexus Monde

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