visuel-article-rs-200ko-1200x800

L’heure du silence digital au Gabon. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a ordonné, mardi 17 février, la suspension des réseaux sociaux sur toute l’étendue du territoire national. La décision est entrée en vigueur immédiatement et s’applique « jusqu’à nouvel ordre ».

Dans sa communication officielle, l’organe de régulation des médias évoque la nécessité de préserver l’ordre public et de contenir la propagation de contenus jugés susceptibles de troubler la stabilité du pays. Les plateformes telles que Facebook, X, WhatsApp et TikTok sont devenues inaccessibles pour une large partie des usagers.

Une sanction exceptionnelle

Présentée comme une mesure conservatoire, cette suspension constitue une sanction administrative décidée par la HAC dans un contexte qualifié de sensible par les autorités. Aucune date de rétablissement n’a pour l’instant été communiquée.

À Libreville, plusieurs citoyens évoquent une atmosphère de prudence, tandis que certains dénoncent une restriction brutale de l’espace numérique.

Impact économique et social

La décision affecte directement les acteurs du numérique : médias en ligne, commerçants, entrepreneurs et créateurs de contenus. Pour une partie de la jeunesse, les réseaux sociaux représentent un outil central de communication, de marketing et de génération de revenus.

Des voix issues de la société civile appellent à un encadrement proportionné, rappelant que l’accès aux plateformes numériques participe aujourd’hui à l’expression citoyenne.

Au Gabon, la régulation de l’espace numérique s’impose ainsi comme un enjeu stratégique majeur, au croisement de la sécurité, de l’économie et des libertés publiques.

 

Schilo Citeng

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Wordpress Social Share Plugin powered by Ultimatelysocial
error

Enjoy this blog? Please spread the word :)