L’Inspection générale des finances (IGF) engage une réforme en profondeur. À travers son nouveau plan stratégique triennal, présenté le week-end dernier, l’institution affiche l’ambition de devenir une « institution intelligente d’intervention », axée sur le contrôle systémique et la digitalisation pour accompagner la rénovation de la gouvernance publique.
Élaboré à l’issue de travaux internes organisés notamment à Mbuela Lodge, dans le Kongo Central, le document a été finalisé par une commission dédiée avant d’être présenté lors d’une séance présidée par l’inspecteur général des finances, chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, en présence de la direction et des cadres de l’institution.
Dans une dépêche du 18 février, la division communication qualifie ce plan de digitalisation de « nouveau cerveau opérationnel ». L’objectif : dépasser la vérification ponctuelle pour privilégier une analyse globale des systèmes de gestion. La numérisation est présentée comme un levier central pour renforcer l’efficacité, la transparence et la réactivité dans le contrôle des finances publiques.
Le plan prévoit également la consolidation du cadre légal de l’IGF et le renforcement de ses capacités d’analyse et d’intervention. Le contrôle systémique y est défini comme une « patrouille financière renforcée », davantage orientée vers la performance et la prévention.
Rattachée à la Présidence de la République, l’IGF entend ainsi inscrire son action dans une logique préventive et opérationnelle, en anticipant les risques et en améliorant la gestion des ressources publiques. Les modalités pratiques de mise en œuvre, calendrier, outils numériques et formation ont été définies et doivent désormais entrer en phase d’exécution.
Schilo Citeng
